Le rêve révélateur de Jilly
Alors que cette première matinée d'hiver paraissait belle et ensoleillée,Jilly se réveilla en sursaut. La nuit avait était longue; dans les deux sens du terme. La sueur dégoulinant sur son front rouge, Jilly pensa qu'un cauchemar pareil ne devrait pas occuper toute une nuit. Elle pleurait de tout son saoul. Une tristesse et une frayeur peu croyable l'envahissaient.
Dans son rêve Jilly traversait un long couloir sombre: la lumière était au bout. Au moment où Jilly pensa arriver à la lumière, celle-ci s'éteignit. Découragée, Jilly tourna le dos pour faire demi-tour mais tout d'un coup, prise par la terreur et la surprise elle arracha un cri à glacer le sang du monde entier. Une main verte et gluante s'était posée sur son épaule tremblante. Elle appartenait à une créture vert jaunâtre: ses cheveux en tentacules dréssés sur sa tête, sa peau du buste déchirée laissant voir seulement des os, ses mains sans doigts, ses orbites sans yeux et elle flottait dans les airs comme un fantôme. Jilly voulut reculer et courir, mais ses jambes étaient comme coller au sol. Elle voulut crier, mais sa voix était comme emprisonée au fond de sa gorge.
Alors, en bougeant à peine les lèvres, la créature dit d'une voix rouillée et sans vie:
- Ma chère Jilly Steve, bientôt la vie de tes amis et la tienne sera à chaque seconde menacer d'une mort aussi terrible que la mienne. Le courage est une chose des fois très imprudente. Tu ne dois rien accepter à partir de ce jour. Rien de quelqu'un que tu ne connais pas et qui ne t'inspires pas confiance. Jilly, Jilly me reconnait-tu?
Et là d'une voix aussi morte -de chagrin par contre- Jilly répondit:
-Tara?
La créature hocha la tête et, tout de suite elle apparut comme une jeune familliale au yeux de Jilly.
-ô Tara, ma chère Tara, tu n'ai donc pas morte dans un accident de...
-Non, ne parles plus Jilly s'il te plait!!! Tu m'as entendu Jilly n'acceptes rien! Alors au revoir Jilly, je dois partir; j'ai pris déjà trop de risque pour venir te parler ici!
- Mais...
- Adieu ma Jilly, adieu.
Tara flotta comme si elle courait vers la lumière qui était réapparue. Jilly la suivit en courant le plus vite possible mais Tara disparut. Jilly avait l'inpression qu'un poignard lui transperçait le ventre en resortant par son dos, les larmes coulant sur ses joues cramoisies.
Alors, Jilly poussa le hurlement le plus affreux du monde. Ce cri mélangait des sensasions horribles: la déception, une révélation, une annonciasion d'une mort prochaine et soudaine, la frayeur, la tristesse.
C'est après cela que Jilly se réveilla.
Après une heure entière à pleurer non-stop, Jilly, enfammée décida de descendre déjeuner.
Elle a eût beau essayer d'essuyer ses larmes, sa mère remarqua immédiatement son état pitoyable.
-Chérie, ne me dit pas que c'est encore à cause de Tara?
-Si, et d'autres choses aussi ,répondit Jilly d'une voix à attendrir n'importe qui.
-C'était ma fille aussi tu sais, mais il faut essayer de penser à des choses disons plus... gaies et joyeuses! Même si on ne se remet jamais de la mort d'un proche.
-Oui mais si je te disais la cause principale, tu... commença Jilly.
-Je... quoi? demanda sa mère. Tu peut tout me dire tu sais?
Jilly détestait quand sa mère disait cette phrase. Elle attrapa une brioche au passage et avant de fermer la porte pour s'en aller à l'école, elle cria assez fort pour que sa mère l'entende:
-Non, pas tout.